Assainissement

Station de traitement des eaux de La Chapelle Saint-Mesmin

Une station intégrée dans son environnement

La station de La Chapelle Saint-Mesmin a bénéficié de divers aménagements dans un souci constant de bonne intégration dans le site :

  • Un traitement architectural des bâtiments et un aménagement paysager en cohérence avec la végétation locale,
  • Une protection anti-bruit,
  • Une limitation de la propagation des odeurs à l’extérieur du site (entrées couvertes ou traitement de l’air vicié par lavage dans trois tours successives).

STEP La Chapelle Saint-Mesmin

Une équipe sur le terrain

Treize personnes assurent le bon fonctionnement de la station. Ils suivent le traitement de tous les effluents du nord de l’agglomération d’Orléans et permettent le rejet en Loire d’une eau de qualité, traitée tant au niveau de la pollution carbonée qu’au niveau de l’azote et du phosphore.

Le parcours des eaux usées

L'eau est salie après usage : si elle n'est pas traitée avant de rejoindre le milieu naturel, elle peut lui causer de graves dommages (destruction partielle ou totale de la faune et de la flore). La station d'épuration est une véritable "machine à laver l'eau" qui permet de respecter l'environnement en rejetant dans le milieu naturel des eaux propres.

1. Le prétraitement

Il permet de retenir les matières peu ou pas biodégradables qui pourraient gêner le traitement ultérieur. Les déchets solides sont retenus sur un ensemble de grilles et de tamis, les sables et graisses sont retenus dans les 4 bassins d’une surface totale de 300 m2 pour un volume de 1000 m3 soit par sédimentation au fond, soit par flottation à la surface. Ces déchets sont lavés, égouttés, essorés afin de recycler les matières fermentescibles retenues, de réduire leur volume et leur humidité en vue d’une meilleure évacuation et élimination.

2. Le traitement biologique

Il est appliqué aux matières organiques (biodégradables). Il reproduit (mais en accéléré) l'épuration naturelle des rivières. Les eaux arrivent dans des bassins d'aération d’un volume total de 74 000 m3 où sont développées des cultures de micro-organismes (la biomasse). Sous l'action d'un brassage mécanique ou d'un apport d'air, les micro-organismes se reproduisent très rapidement ; ils se nourrissent de la pollution organique et du dioxygène de l'air pour produire du gaz carbonique et de l'eau.

3. Le traitement des boues

La biomasse excédentaire, appelée « boues » en raison de son aspect et de sa consistance est conditionnée avant évacuation. Les boues extraites du décanteur ont une teneur en eau voisine de 85% et sont donc fermentescibles. En fonction de leur destination, elles font l'objet d'un traitement et d'un conditionnement ayant pour principal objectif de réduire leur volume et de les stabiliser. Les boues stabilisées peuvent ensuite être utilisées comme fertilisant en agriculture.
Voir la plaquette Valorisation des boues d'épuration

Les chiffres clés

Capacité de traitement : 400 000 EH (Equivalent Habitant)
Volume journalier moyen : 75 000 m3 / jour
Nombre de bilans de l’eau : 365 / an
Production de boues : 28 000 tonnes / an